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Taro

FRUITS, LÉGUMES ET FRUITS À COQUE  /  terreux · chaud · riche
Taro
Taro perfume ingredient
CatégorieFRUITS, LÉGUMES ET FRUITS À COQUE
Sous-catégorieterreux · chaud · riche
Origine
VolatilitéNote de Cœur
BotaniqueColocasia esculenta
ApparenceN/A — accord gourmand reconstitué
PuissanceMoyen
Pays producteursNigéria, Chine, Cameroun, Ghana, Papouasie-Nouvelle-Guinée
PyramideCœur

Amidoné, noisetté, légèrement violet. L’odeur d’un taro fendu est à peine perceptible — cru, il évoque la terre humide et l’amidon froid. Cuit, il devient autre chose : céréale grillée, noix de coco toastée, un soupçon de riz basmati. Il n’existe pas d’huile essentielle ou d’absolu de taro. En parfumerie, le « taro » est un accord reconstitué — une note imaginaire construite à partir de lactones, maltol et dérivés de pyrroline pour approcher la douceur chaude et amidonnée du cormus cuit.

  1. Sentir
  2. L'Histoire
  3. Le Saviez-Vous ?
  4. Extraction & Chimie
  5. En Parfumerie

Sentir

Taro cru : presque rien. Argile humide, amidon froid, un souffle de sève verte. Taro cuit : chaud, noisetté, doucement sucré — plus proche de la noix de coco grillée ou du riz basmati vapeur que de n’importe quel fruit. Une légère terreur rappelant la violette se trouve en dessous, apportée par des traces d’ionone dans le corme. L’impression générale est amidonnée et lactonique, pas sucrée : pensez à un riz au lait avant l’ajout du sucre, ou à l’intérieur d’un petit pain fraîchement cuit. Comparé à la patate douce, le taro est plus sec et moins caramélisé. Comparé à la châtaigne, il est plus doux et plus floral. L’association « violet » venant de l’ube (igname violette, Dioscorea alata) est visuelle, pas olfactive — les deux plantes ont des odeurs assez différentes.

Évolution dans le temps

Immédiatement

Immédiatement

Dans un accord taro reconstruit : douceur amylacée chaude, grain grillé (2-AP), une pointe caramel-maltol en tête. D’emblée noisetté et lactonique, avec une qualité de riz au lait.
Après quelques heures

Après quelques heures

La facette grain grillé s’atténue. Reste une chaleur crémeuse et amylacée — les gamma-lactones fondent dans une douceur terreuse et discrète. Moins distinctement taro, plus génériquement gourmand.
Après quelques jours

Après quelques jours

Un résidu lactonique doux, légèrement coco. La spécificité amylacée a disparu. Ce qui persiste est une douceur chaude, laiteuse, agréable mais plus identifiable comme taro.

L'Histoire

Taro (Colocasia esculenta, Araceae) est un corme amidonné — ni un fruit, ni une racine au sens botanique strict — cultivé à travers l'Asie tropicale, l'Océanie et l'Afrique de l'Ouest. Des preuves archéobotaniques du marais Kuk en Papouasie-Nouvelle-Guinée situent la domestication du taro il y a environ 7 000 ans [A], ce qui en fait l'une des plus anciennes cultures cultivées au monde.

Cette note dans Première Peau. Essayez les sept extraits dans le Coffret Découverte.

Le taro cru a presque aucune odeur : terre humide, amidon froid, une légère note verte-végétale. Le parfum que les gens associent au taro — noisette, rôti, légèrement sucré, similaire à la noix de coco et au riz basmati — est un produit de cuisson, généré par les réactions de Maillard lorsque le corme est cuit à la vapeur, bouilli ou rôti. Le composé caractéristique est le 2-acétyl-1-pyrroline (CAS 85213-22-5) [B], la même pyrroline de Maillard qui donne au riz basmati et jasmin leur signature de riz cuit et qui définit l'arôme de la feuille de pandan.

En parfumerie

Le taro n'a pas d'extrait commercial en parfumerie. Toute note de « taro » dans un parfum est un accord reconstruit de style Maillard, construit à partir de 2-acétyl-1-pyrroline à des niveaux traces, maltol, éthyl maltol, et une petite fraction grasse-végétale (E,E-2,4-décadiénal, jasmonate de méthyle). Il s'accorde naturellement avec la noix de coco, le riz, le lait et les accords d'amande ; la tradition des desserts d'Asie de l'Est — thé à bulles au taro, mochi au taro, pâte de taro — est la référence culturelle que les parfumeurs évoquent occasionnellement.

Sources & Notes

[A] Denham, T. et al. (2003), « Origines de l'agriculture au marais Kuk dans les Hautes Terres de Nouvelle-Guinée », Science 301, 189–193. Preuve de la domestication du taro vers ~7 000 BP.

[B] PubChem CID 521324 — 2-acétyl-1-pyrroline, CAS 85213-22-5, C₆H₉NO. La pyrroline de Maillard caractéristique du riz cuit, taro, popcorn et pandan. pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/521324.

Le Saviez-Vous ?

Le saviez-vous ?
Le principal odorant du taro cuit est le 2-acétyl-1-pyrroline (2-AP, CAS 85213-22-5) — la même molécule qui confère au riz basmati, à la feuille de pandan et à la croûte de pain frais leur arôme caractéristique. Une étude de 2024 sur le taro Lipu (Guangxi, Chine) a confirmé, par recombinaison et omission d’arômes, que le 2-AP, formé par la réaction de Maillard entre la L-proline et le D-glucose lors de la cuisson, est le contributeur unique le plus important à l’odeur du taro cuit. Son seuil de détection olfactive dans l’eau est d’environ 0,1 partie par milliard.

Extraction & Chimie

Méthode d'extraction : Aucune méthode d'extraction n'existe pour le taro de qualité parfumerie. Aucun huile essentielle, absolu ou extrait CO2 de Colocasia esculenta n'est produit commercialement pour un usage en parfumerie. L'arôme caractéristique du taro cuit provient principalement des produits de la réaction de Maillard formés lors du traitement thermique — en particulier le 2-acétyl-1-pyrroline (2-AP), généré par la réaction de la L-proline avec le D-glucose à des températures de cuisson. En parfumerie, le taro est recréé sous forme d'accord synthétique utilisant des molécules aromatiques qui reproduisent le profil amylacé-doux, noisette et lactonique du corme cuit.

Formule MoléculaireAucune molécule unique. Odorant clé du taro cuit : 2-acétyl-1-pyrroline (C6H9NO, CAS 85213-22-5). Autres contributeurs : (E,E)-2,4-décadiénal, méthional (C4H8OS), maltol (C6H6O3).
Numéro CASN/A — pas d’huile essentielle commerciale standard
Nom BotaniqueColocasia esculenta
Statut IFRANon applicable — aucun extrait naturel de taro n’est utilisé en parfumerie. Les molécules aromatiques individuelles utilisées pour reconstituer l’accord (maltol, 2-acétyl-1-pyrroline, gamma-décalactone, etc.) sont soumises à leurs propres restrictions IFRA.
SynonymesRACINE DE TARO · DASHEEN · EDDO
Propriétés Physiques
Puissance OlfactiveMoyen
ApparenceN/A — accord gourmand reconstitué

En Parfumerie

Le taro est une note fantaisie — un accord reconstruit sans extrait naturel correspondant. Aucun huile essentielle, absolu ou extrait CO2 de taro n’est produit commercialement pour un usage en parfumerie. L’accord vise le profil chaud et sucré-amidon du corm cuit. La reconstruction repose généralement sur le 2-acétyl-1-pyrroline (CAS 85213-22-5) pour la qualité caractéristique de grain grillé, riz basmati ; le maltol (CAS 118-71-8) pour la douceur caramélisée ; la gamma-décalactone ou gamma-undécalactone pour un corps lactonique crémeux ; et des traces de méthional (CAS 3268-49-3) pour la note de fond racine cuite, proche de la pomme de terre. L’éthyl maltol peut amplifier la douceur bonbon présente dans les accords de thé au lait de taro ou de glace au taro. La note s’inscrit fermement dans le registre gourmand. Elle fonctionne comme un modificateur et un élément textural plutôt que comme un pilier structurel — ajoutant chaleur amidonnée et onctuosité noisettée aux cadres de noix de coco, vanille ou lait de riz. À doses plus élevées, elle peut ancrer une composition gourmande avec un caractère ube (igname violet). Son usage en parfumerie fine est rare. Le taro apparaît principalement dans les sorties gourmandes indépendantes et de niche inspirées par la culture culinaire d’Asie de l’Est et des îles du Pacifique — bob a tea, mochi, glace au taro. Aucun parfum Première Peau ne comporte actuellement une note de taro.

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