Le matin du 16 octobre 1793, Marie-Antoinette fut extraite de sa cellule à la Conciergerie, ses cheveux coupés courts par l’assistant du bourreau, les mains liées dans le dos, et chargée sur un chariot découvert pour le trajet à travers Paris jusqu’à la Place de la Révolution. Elle avait trente-sept ans. Elle avait été reine de France pendant dix-neuf ans et prisonnière depuis les trois dernières années. Les récits contemporains décrivent ses vêtements : un peignoir blanc, un bonnet blanc, des bas noirs. Ce que ces récits ne décrivent pas, car la foule ne pouvait le savoir, c’est son odeur. Mais nous le savons, car l’homme qui a fabriqué son parfum l’a consigné par écrit.
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Jean-Louis Fargeon était le parfumeur officiel de Marie-Antoinette. Il portait le titre de fournisseur de la Reine, une position qui le plaçait dans l’orbite commerciale de la cour de Versailles et, plus tard, dans l’orbite politique de la Terreur. Sa boutique se trouvait rue du Roule à Paris. Sa clientèle comprenait les plus hauts rangs de l’aristocratie française. Mais sa cliente la plus célèbre, celle qui allait définir son héritage et presque lui coûter la vie, était la reine d’origine autrichienne qui préférait la simplicité dans son parfum à une époque où la simplicité était la dernière chose associée à Versailles.
L’historiographie de Fargeon repose sur plusieurs fondations. Ses propres écrits, publiés après la Révolution, fournissent un témoignage de première main. Les archives de la maison royale, conservées aux Archives nationales à Paris, documentent la relation financière entre la couronne et ses fournisseurs. Et le travail d’Élisabeth de Feydeau, notamment son livre de 2006 « Un palais parfumé : l’histoire secrète du parfumeur de Marie-Antoinette », synthétise ces sources primaires en le récit moderne le plus complet de la vie et de l’œuvre de Fargeon. Ce qui suit s’appuie sur ces trois sources.
Fargeon est né à Montpellier en 1748
Fargeon est né à Montpellier en 1748, fils d’un gantier et parfumeur. Cette combinaison n’était pas inhabituelle. Dans le sud de la France, les métiers de gantier et de parfumeur étaient liés depuis le XVIe siècle, lorsque l’arrivée de Catherine de Médicis en France contribua à établir la mode des gants parfumés à la cour française. La ville de Grasse, à environ 200 kilomètres à l’est de Montpellier, avait déjà construit son économie sur cette connexion : les tanneurs qui assouplissaient et parfumaient les gants en cuir devinrent progressivement spécialistes des matières aromatiques elles-mêmes, et au XVIIIe siècle, Grasse était la capitale française du parfum. Montpellier, bien que n’étant pas Grasse, participait à la même tradition régionale. Fargeon apprit la parfumerie comme un métier familial.
Il s’installa à Paris, ouvrit sa boutique et se constitua une clientèle parmi l’aristocratie. Les détails de ses débuts commerciaux sont rares dans les archives conservées. Ce qui est clair, c’est qu’au début des années 1780, il avait attiré l’attention de la reine. Les dépenses personnelles de Marie-Antoinette, méticuleusement enregistrées par l’administration de la maison royale, comprenaient des sommes importantes pour le parfum, les cosmétiques et les préparations aromatiques. La reine dépensait librement, un fait que ses ennemis politiques exploitaient avec une efficacité dévastatrice. Son surnom, Madame Déficit, faisait référence à ses dépenses à une époque où l’État français glissait vers la faillite. Le parfum faisait partie de l’accusation.
Mais le parfum lui-même n’était pas ce que ses critiques imaginaient. L’image populaire de Versailles, au XVIIIe siècle comme dans la mythologie ultérieure, est celle d’une cour noyée dans l’excès : fragrances écrasantes, nuages de poudre, déploiement agressif du parfum comme armure sociale. Et pour une grande partie de la cour, cette image était exacte. L’aristocratie française de l’Ancien Régime utilisait beaucoup le parfum, en partie par mode et en partie comme réponse pratique à l’infrastructure d’hygiène limitée même dans les plus grands palais. Versailles, malgré sa magnificence architecturale, était notoirement difficile à garder propre. Les jardins servaient de latrines en plein air. Les couloirs sentaient ce que sentent les couloirs quand des centaines de personnes vivent dans un bâtiment avec une plomberie inadéquate.
Marie-Antoinette, cependant, ne suivait pas la mode dominante des parfums lourds à base animale. La reine n’aimait pas le musc. Elle n’aimait pas le civette. Elle n’aimait pas les notes de fond épaisses et animales qui ancrent la plupart des fragrances aristocratiques de son époque. Sa préférence, documentée dans les archives de Fargeon et confirmée par les comptes de la maison, allait aux compositions légères et florales : rose, jasmin, iris, fleur d’oranger. Elles étaient posées sur des bases simples, souvent peu plus qu’alcool et eau, sans les fixateurs lourds qui donnaient aux parfums du XVIIIe siècle leur tenue et leur densité.
Cela était inhabituel. C’était aussi délibéré. De Feydeau soutient que la préférence de Marie-Antoinette pour les floraux légers était cohérente avec son esthétique plus large, qui favorisait la simplicité plutôt que l’excès baroque de la cour qu’elle avait héritée. Le retrait de la reine au Petit Trianon, son domaine privé dans l’enceinte de Versailles, était un exercice de simplification délibérée : une ferme modèle, un hameau rustique, des jardins conçus pour paraître naturels plutôt que géométriques. Ses choix de parfum reflétaient la même impulsion. Elle voulait sentir la fleur, pas l’art du parfumeur.
Fargeon s’y conforma. Son livre de formules, dont des parties subsistent, enregistre les compositions qu’il préparait pour la reine. Les préparations centrales étaient des eaux, des eaux parfumées légères à base d’alcool : eau de rose, eau de fleur d’oranger, eau de violette. Elles étaient appliquées sur la peau, sur les mouchoirs, sur les vêtements, dans l’eau du bain. Elles étaient éphémères par conception. Elles ne projetaient pas. Elles ne tenaient pas. Elles étaient destinées à être présentes seulement à la distance la plus intime, un parfum privé plutôt qu’une déclaration publique.
La Révolution change tout sauf le parfum de la reine
La Révolution change tout sauf le parfum de la reine.
La prise de la Bastille le 14 juillet 1789 déclencha le processus qui allait démanteler la monarchie, détruire l’aristocratie et restructurer la société française dans ses fondations. La famille royale fut forcée de quitter Versailles le 6 octobre 1789, escortée par une foule de femmes du marché et de gardes nationaux, et installée au palais des Tuileries en plein centre de Paris. À partir de ce moment, ils furent effectivement prisonniers, bien que la fiction d’une monarchie constitutionnelle fût maintenue pendant près de trois ans encore.
Fargeon continua à fournir la reine en parfum pendant la période des Tuileries. C’est un détail remarquable. La reine était sous surveillance, ses déplacements restreints, sa correspondance surveillée. Sa maison fut réduite. Ses serviteurs furent renvoyés ou réaffectés. Les rituels élaborés de Versailles, le lever, le coucher, la toilette publique, furent abandonnés. Et pourtant les commandes de parfum continuaient. Les comptes de la maison montrent des livraisons de Fargeon aux Tuileries tout au long de 1790 et 1791.
De Feydeau interprète cette continuité comme la preuve de quelque chose de plus que de la vanité. Le parfum, pour Marie-Antoinette, n’était pas un luxe à abandonner sous la pression. C’était une pratique, un acte quotidien d’auto-composition qui persistait même lorsque les structures externes de sa vie s’effondraient. La reine continuait à se baigner avec de l’eau parfumée, à appliquer des eaux florales sur sa peau, à parfumer son linge, non pas parce qu’elle était insensible à ses circonstances, mais parce que ces actes faisaient partie de sa constitution en tant que personne. Le parfum n’était pas une décoration. C’était une identité.
La fuite à Varennes en juin 1791, la tentative ratée de la famille royale pour fuir la France, mit fin à la prétendue coopération entre la monarchie et la Révolution. Le roi fut suspendu, puis rétabli sous des restrictions encore plus strictes. Le 10 août 1792, les Tuileries furent prises d’assaut, la garde suisse massacrée, et la famille royale emprisonnée au Temple, une forteresse médiévale dans le quartier du Marais. La monarchie fut abolie le 21 septembre 1792. Le roi fut jugé, condamné et exécuté le 21 janvier 1793.
Marie-Antoinette resta au Temple, puis fut transférée à la Conciergerie, la prison attenante au Palais de Justice, en août 1793. Son procès commença le 14 octobre. Il dura deux jours. Les accusations comprenaient la trahison, des abus sexuels sur son fils (une accusation fabriquée que même le tribunal révolutionnaire semblait mal à l’aise de présenter), et la conspiration contre la République. Elle fut condamnée à mort.
Le récit de Fargeon sur cette période, écrit
Le récit de Fargeon sur cette période, écrit après la Terreur, décrit la position de plus en plus dangereuse de toute personne associée à la maison royale. La Révolution ne se contenta pas de renverser le roi. Elle criminalisa la culture qui avait soutenu la monarchie. Les aristocrates étaient arrêtés pour être aristocrates. Les serviteurs de la couronne étaient arrêtés pour avoir servi la couronne. Les fournisseurs de la maison royale étaient suspects par définition. Fargeon, en tant que parfumeur nommé de la reine, était un homme marqué.
Il fut arrêté en 1794, pendant la phase la plus intense de la Terreur, la période entre la chute des Girondins en juin 1793 et la chute de Robespierre le 9 Thermidor (27 juillet 1794). Les prisons de Paris débordaient. Le Tribunal révolutionnaire traitait les affaires à un rythme qui rendait toute forme de procédure régulière impossible. Entre juin 1793 et juillet 1794, le Tribunal condamna à mort environ 2 600 personnes rien qu’à Paris. Des milliers d’autres furent exécutés en province. Le standard de preuve était politique, non judiciaire. L’association avec l’Ancien Régime suffisait.
Fargeon fut emprisonné. Les détails de son incarcération sont partiellement documentés dans ses propres écrits ultérieurs, bien que le degré auquel ces écrits sont teintés d’une dramatisation rétrospective soit une question légitime pour les chercheurs. Il fut détenu dans l’une des prisons parisiennes, laquelle exactement est disputée, et attendit son procès devant le Tribunal révolutionnaire. Un procès devant le Tribunal à cette époque était, dans la plupart des cas, une formalité précédant l’exécution. Le taux d’acquittement était négligeable.
Il survécut. La chute de Robespierre le 9 Thermidor An II (27 juillet 1794) mit fin à la Grande Terreur et initia la réaction thermidorienne, une période de recul politique durant laquelle les politiques révolutionnaires les plus extrêmes furent annulées et de nombreux prisonniers libérés. Fargeon fit partie de ceux qui bénéficièrent de ce retournement. Il fut libéré de prison, sa peine de mort non exécutée, et il retourna à la vie civile.
La marge fut mince. Si Robespierre était tombé une semaine plus tard, ou si le Tribunal révolutionnaire avait traité son arriéré un peu plus vite, Fargeon aurait été exécuté. Sa survie ne fut pas le résultat d’une défense ou d’un plaidoyer particulier en sa faveur. Ce fut une question de timing : la machine de la mort fut interrompue avant d’atteindre son nom sur la liste. Ce n’est pas une métaphore. Le Tribunal travaillait à partir de listes. Les listes étaient longues. Quand Robespierre tomba, les listes s’arrêtèrent.
Après la Terreur, Fargeon écrivit.
Après la Terreur, Fargeon écrivit. Son récit publié de ses expériences, et de sa relation avec la reine, est l’une des sources principales de tout ce que les historiens savent des préférences parfumées de Marie-Antoinette. Le mémoire est précieux précisément parce qu’il vient d’un artisan, non d’un courtisan. La perspective de Fargeon est celle d’un fournisseur, un homme dont la relation avec la reine était commerciale et technique plutôt que politique ou personnelle. Il savait ce qu’elle commandait. Il savait ce qu’elle aimait et ce qu’elle rejetait. Il connaissait les détails physiques de sa toilette d’une manière que les dames d’honneur et les mémorialistes politiques ne connaissaient pas, car c’était lui qui fournissait les matériaux.
Le mémoire enregistre la préférence constante de la reine pour le style floral léger. Il enregistre des formulations spécifiques. Il enregistre les quantités commandées et la fréquence des livraisons. Il fournit un compte rendu précis et matériel de ce que la pratique quotidienne du parfum de la reine consistait réellement, dépouillé du symbolisme politique qui lui avait été projeté par ses partisans comme par ses ennemis.
Un passage qui a attiré une attention particulière des historiens concerne les derniers jours de la reine. Fargeon affirme, et de Feydeau trouve cette affirmation plausible bien qu’elle ne soit pas vérifiable indépendamment par d’autres sources, que Marie-Antoinette avait accès à une forme de préparation parfumée pendant son emprisonnement. Qu’il s’agisse d’un reste de fournitures antérieures, de quelque chose introduit en contrebande par un garde sympathique, ou simplement d’un mouchoir parfumé qui l’avait accompagnée depuis les Tuileries, ce n’est pas clair. Ce que Fargeon affirme, c’est que la reine maintenait sa pratique du parfum personnel même à la Conciergerie, même dans les dernières semaines avant son exécution.
Si cela est vrai, et cette qualification est importante, alors la femme qui monta sur le tumbril vers la guillotine le 16 octobre 1793 sentait la rose. Ou la fleur d’oranger. Ou l’iris. Elle sentait le même parfum léger, floral, délibérément anti-Versailles qu’elle avait choisi pour elle-même jeune reine, dans les années où le choix lui était encore possible. Le parfum fut la dernière constante. Tout le reste lui avait été enlevé : sa couronne, son mari, ses enfants, sa liberté, ses cheveux. Le parfum resta.
Le livre de recettes de Fargeon est l’autre héritage majeur
Le livre de recettes de Fargeon est l’autre héritage majeur. Les formules qu’il a consignées, y compris celles faites pour la reine, constituent un document source primaire pour la parfumerie française de la fin du XVIIIe siècle. Elles montrent un moment de transition dans l’histoire de l’art. Les compositions lourdes à base animale qui dominaient la parfumerie européenne depuis la Renaissance cédaient la place à des styles plus légers et floraux. Cette transition est généralement attribuée à des changements culturels plus larges : l’accent des Lumières sur l’hygiène et la propreté, la disponibilité croissante d’absolus de fleurs distillés à Grasse, l’influence des sensibilités esthétiques anglaises et allemandes qui privilégiaient la fraîcheur à l’opulence. Les goûts de Marie-Antoinette reflétaient ces tendances tout en les stimulant. Quand la reine de France préférait l’eau de rose au musc, le message traversait toute la hiérarchie sociale.
Les formules elles-mêmes ne sont pas complexes selon les standards modernes. Ce sont des solutions à base d’alcool incorporant un nombre relativement restreint d’ingrédients naturels : rose, jasmin, racine d’iris (orris), fleur d’oranger, violette, tubéreuse. Le talent résidait non pas dans le nombre de composants mais dans les proportions et dans la qualité des matériaux. Fargeon s’approvisionnait à Grasse et à Montpellier. Il avait accès aux meilleures fleurs françaises, et ses formules les utilisent avec une retenue qui paraît, à un parfumeur moderne, remarquablement contemporaine. Ce ne sont pas les compositions architecturales à cent ingrédients du XIXe siècle. Elles sont transparentes, directes, et construites autour d’une ou deux notes florales dominantes.
Le livre de recettes fut conservé après la mort de Fargeon. Sa provenance ultérieure n’est pas entièrement claire dans les archives publiques, mais les recherches de de Feydeau ont retracé des parties à travers des collections privées et des dépôts d’archives. La survie du livre est en soi remarquable. Beaucoup de livres de formules de parfumeurs du XVIIIe siècle furent perdus, détruits ou absorbés dans les archives propriétaires des maisons commerciales qui leur succédèrent. Le livre de Fargeon survécut en partie grâce à son association avec la reine, qui lui conférait une importance historique au-delà de son contenu technique, et en partie grâce à ce qui semble avoir été une conservation délibérée par ses descendants ou associés.
L’histoire de Fargeon soulève une question
L’histoire de Fargeon soulève une question que l’industrie du parfum n’a jamais complètement résolue : quelle est la relation entre le parfumeur et le client ? Fargeon n’imposa pas son goût à Marie-Antoinette. Il servit le sien. Les formules dans son livre de recettes reflètent ses préférences, non sa vision esthétique. Elle voulait la simplicité. Il la lui fournit. Elle n’aimait pas le musc. Il l’exclut. L’autorité créative, dans la mesure où ce terme s’applique, reposait sur la reine. L’autorité technique reposait sur le parfumeur.
Cette dynamique inverse la mythologie moderne de la parfumerie, dans laquelle le parfumeur est l’auteur et le client est le public. Dans le monde de Fargeon, et dans celui de toute parfumerie sur mesure pré-industrielle, la relation était inverse. Le client dictait. Le parfumeur exécutait. L’art résidait dans l’exécution : comprendre ce que le client voulait dire quand elle disait vouloir quelque chose de « léger » ou « floral », traduire des préférences esthétiques vagues en formulations précises, s’approvisionner en bons matériaux et les combiner dans les bonnes proportions pour obtenir un effet que le client reconnaissait comme juste même s’il ne pouvait le spécifier à l’avance.
C’est une compétence différente de celle que célèbre l’industrie moderne. Elle est plus proche de la couture que de la peinture. Elle exige une maîtrise technique, une connaissance approfondie des matériaux, et la sensibilité particulière d’être capable d’entendre ce que quelqu’un veut quand il n’a pas le vocabulaire pour le dire précisément. Fargeon était doué pour cela. La reine continua à commander chez lui pendant plus d’une décennie. Elle ne changea pas de parfumeur. Dans une cour célèbre pour son factionnalisme et ses faveurs changeantes, cette loyauté est en soi un indice.
Fargeon survécut à la reine de plusieurs décennies. Il mourut en 1806, à l’âge de cinquante-huit ans, dans une France qui avait traversé monarchie, révolution, terreur, directoire, consulat, et était désormais un empire sous Napoléon. Il avait survécu à l’Ancien Régime, à la Révolution, à la Terreur et à la République. Il avait survécu à sa cliente la plus célèbre de treize ans. Son livre de recettes lui survécut de plus de deux siècles.
La reine alla à l’échafaud en sentant la fleur. Le parfumeur qui les fabriquait alla en prison et en ressortit vivant. Les formules leur survécurent tous les deux. Au final, ce qui dura ne fut ni la couronne, ni la guillotine, ni la prison, ni l’empire qui suivit. Ce qui dura fut une recette d’eau de rose, écrite de la main d’un artisan, pour une femme qui voulait sentir quelque chose de simple dans un monde qui ne l’était pas.