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Les essais de ce journal retracent la parfumerie depuis l’encens des temples égyptiens jusqu’à la formulation informatique. Ils documentent les chaudières à onguents de l’âge du Bronze et les moines aveugles transportant des civilisations aromatiques à travers la mer. Ils examinent la fragilité des chaînes d’approvisionnement et l’érosion de la palette.
La question qui suit, inévitablement, est : que crée la maison elle-même ?
La collection
Premiere Peau compose sept fragrances. Chacune est un extrait de parfum à haute concentration, maceré pendant des mois, construit sur des matières naturelles sourcées avec la même spécificité obsessionnelle documentée dans ces essais.
La collection n’est pas grande car elle n’est pas destinée à l’être. Chaque composition représente une thèse sur ce qu’un parfum peut être. Ce ne sont pas des déclinaisons. Ce ne sont pas des sorties saisonnières. Ce sont les réponses de la maison à des questions qui ont pris des années à se formuler.
Nous ne décrivons pas nos fragrances avec un langage marketing ici. Les essais de ce journal ont consacré des dizaines de milliers de mots à démontrer que la parfumerie mérite la même rigueur intellectuelle que la littérature ou l’architecture. Il serait incohérent d’abandonner cette exigence pour nos propres produits.
Au lieu de cela : la collection existe. Elle est composée à Paris. Elle est mise en flacon dans l’Oise. Le coût du jus est là où va l’argent. Les matières sont celles décrites dans ces essais : celles qui prennent des années à pousser, des mois à extraire, et de la patience à macérer. Le flacon est une calebasse, la gourde qui symbolise la sagesse en Chine et protège du mauvais œil au Japon. Elle vous oblige à la tenir comme si vous y teniez vraiment.
Le Coffret Découverte
Pour ceux qui veulent commencer par la collection plutôt que par le journal, le Coffret Découverte contient les sept compositions en sprays de voyage de 2 ml. C’est la manière la plus rapide de comprendre ce que ces essais signifient en pratique plutôt qu’en théorie.
Le journal et la collection sont deux expressions de la même conviction : que le parfum est une preuve au niveau civilisationnel, que les matières de la parfumerie portent le poids de l’histoire, de la géographie, de la chimie et de la culture, et que l’acte de porter un parfum mérite d’être compris avant d’être commercialisé.
L’institut de recherche vend par hasard des flacons. Les flacons contiennent par hasard ce dont porte la recherche.