Myrre
| Catégorie | RÉSINES ET BAUMES |
| Sous-catégorie | résineux · amer · fumé |
| Origine | |
| Volatilité | Note de Fond |
| Botanique | Commiphora myrrha (Nees) Engl. |
| Apparence | pâte brun rougeâtre |
| Puissance | Moyen |
| Pays producteurs | Éthiopie, Kenya, Oman, Somalie, Yémen |
| Pyramide | Fond |
Sombre, amer, médicinal. La myrrhe sent comme la dissolution d’un morceau de vieille résine dans de l’eau chaude — une chaleur balsamique, une morsure aiguë rappelant l’iode, et une légère douceur enfouie sous une sécheresse antiseptique. Là où l’encens est lumineux et terpénique, la myrrhe est opaque et méditative.
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L'Histoire
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Extraction & Chimie
Méthode d'extraction : Les larmes de résine sont récoltées en incisant l’écorce de Commiphora myrrha ; l’exsudat durcit en 1 à 2 semaines et est collecté à la main. La Somalie et l’Éthiopie sont les principaux pays producteurs. Distillation à la vapeur des larmes de résine : rendement de 4 à 8 % d’huile essentielle. L’huile obtenue est jaune-ambre à brun verdâtre, dominée par des furanosessquiterpènes. Extraction au CO2 supercritique : capture les sesquiterpènes lourds et les triterpénoïdes perdus lors de la distillation à la vapeur, produisant un profil olfactif plus complet, plus proche de la résine brute. L’extraction par solvant produit l’absolue — plus sombre, plus dense, plus balsamique que l’huile essentielle. Un résinoïde est également disponible dans le commerce.
↑ Voir Terroir & Origines pour les méthodes par origine.
| Formule Moléculaire | C₁₅H₁₈O (Furanoeudesma-1,3-diène, odorant clé) · C₁₅H₂₂O (Curzérène) |
| Numéro CAS | 8016-37-3 |
| Nom Botanique | Commiphora myrrha (Nees) Engl. |
| Statut IFRA | Pas d’interdiction générale sur l’huile essentielle de myrrhe. Résinoïde/absolu de myrrhe : restreint selon le 51e amendement de l’IFRA (préoccupation de sensibilisation, limites spécifiques par catégorie). Vérifiez les limites spécifiques à la forme selon la norme IFRA en vigueur. |
| Synonymes | MYRRHE · MOR · COMMIPHORA · RÉSINE AMÈRE · HEERABOL |
| Propriétés Physiques | |
| Puissance Olfactive | Moyen |
| Tenue (Substantivité) | 400 heures à 100,00 % |
| Apparence | pâte brun rougeâtre |
| Point Éclair | > 93.33 °C. TCC ( > 200.00 °F. ) |
| Densité | 0.98800 à 1.01700 @ 25.00 °C. |
| Indice de Réfraction | 1.51700 à 1.52800 @ 20.00 °C. |
En Parfumerie
La myrrhe est une note de fond ancrée dans l'encens, l'ambre et les compositions sacrées. Elle apporte le contrepoids sombre et balsamique aux matériaux résineux plus lumineux — en particulier l'encens, avec lequel elle est associée depuis l'Antiquité. Dans les parfums ambrés, la myrrhe renforce la base résineuse chaude aux côtés du benjoin, du labdanum et de la vanille. Dans les chyprés, elle introduit une profondeur amère et médicinale qui empêche la composition de devenir écœurante. Fonctionnellement, la myrrhe agit comme fixateur et modificateur d'atmosphère. Sa ténacité est modérée comparée aux fixateurs synthétiques, mais sa véritable valeur est tonale : elle crée un sentiment de profondeur, d'ancienneté et de gravité que peu d'autres matières naturelles reproduisent. L'extrait CO2 conserve des qualités plus lourdes et complexes que l'huile distillée à la vapeur et est généralement préféré en parfumerie fine. La myrrhe s'associe structurellement avec l'encens (lumière contre obscurité), le benjoin (amplifiant la chaleur balsamique), le labdanum (renforçant les bases ambrées-résineuses) et la rose (où elle ajoute de l'ombre à la transparence florale). Elle est indispensable dans tout accord d'encens sérieux.