Plante herbacée aux fleurs en forme de clochettes violettes et aux baies foncées
Puissance
Moyen
Pays producteurs
Asie, Europe
Pyramide
Cœur
Sombrement floral, narcotique, avec une réputation empoisonnée sur laquelle s'appuie la parfumerie. Le concept olfactif est dangereux pour les solanacées : pétales lourds, terre humide, quelque chose d'interdit.
L'accord reconstruit : floral blanc lourd et narcotique avec des bords vert amer et un ressac de terre humide. Pensez à la tubéreuse laissée en cave : il y a de la beauté mais aussi quelque chose d'inquiétant, de végétal et de sombre. Une légère douceur de mûre. Aucune légèreté ni transparence.
Évolution dans le temps
Immédiatement
Immédiatement
Floral narcotique lourd, vert amer, obscurité humide
Après quelques heures
Après quelques heures
S'intensifie en une lourdeur terreuse-végétale, légère baie noire
Après quelques jours
Après quelques jours
Résidu sombre, terreux et mousseux, lourdeur persistante
L'Histoire
La belladone (Atropa belladonna) est trop toxique pour toute extraction commerciale en parfumerie. Chaque partie de la plante — baies, feuilles, racines — contient des alcaloïdes tropaniques (atropine, scopolamine) qui sont mortels à petites doses. La note de parfumerie est un concept pur.
Ce que les parfumeurs construisent sous le nom de « belladone » s’appuie sur la mythologie de la plante plutôt que sur son véritable parfum (qui est, en vérité, légèrement désagréable — herbacé, vert, légèrement âcre). L’accord reconstitué évoque l’obscurité : des floraux narcotiques lourds, une terre humide, une amertume herbacée verte, parfois une douceur fruitée rappelant la baie.
Construction typique : bases de tubéreuse ou de narcisse pour le poids narcotique, galbanum vert ou feuille de violette pour le caractère amer et herbacé, une touche de vétiver ou patchouli terreux, et éventuellement une note de baie sombre (cassis, les baies de belladone sont brillantes et noires). Le résultat se lit comme une floralité gothique.
Le nom « belladone » — belle dame — fait référence aux femmes italiennes de la Renaissance qui utilisaient des gouttes oculaires à l’atropine pour dilater leurs pupilles, ce qui était considéré comme attrayant. Cela en a tué certaines.
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L'atropine de belladone est encore utilisée en médecine moderne : les ophtalmologistes utilisent des gouttes d'atropine diluées pour dilater les pupilles lors des examens de la vue. La dose mortelle pour les adultes est d'environ 10 à 20 baies, mais des enfants sont morts à partir de 2 à 3 baies seulement.
Extraction & Chimie
Méthode d'extraction : Aucune extraction n’existe ni n’est possible pour la parfumerie. Atropa belladonna est mortellement toxique. La note est entièrement un concept fantastique synthétique.
Formule Moléculaire
Alcaloïde clé : atropine (C₁₇H₂₃NO₃, CAS 51-55-8)
Numéro CAS
8007-93-0 (extrait d'Atropa belladonna)
Nom Botanique
Atropa belladonna
Statut IFRA
Aucune restriction connue
Synonymes
Belladone, Atropa
Propriétés Physiques
Puissance Olfactive
Moyen
Apparence
Plante herbacée aux fleurs en forme de clochettes violettes et aux baies foncées
Point de Fusion
114,00-116,00 °C (atropine)
En Parfumerie
Note conceptuelle fantastique sur la mythologie et le danger. Aucune extraction naturelle possible (la plante est mortellement toxique). Reconstruit à partir de fleurs narcotiques (tubéreuse, narcisse), de légumes verts amers (galbanum, feuille de violette) et d'éléments terreux (vétiver, patchouli). Utilisé dans des compositions sombres, gothiques ou nocturnes comme dispositif atmosphérique.