Chaleureux, balsamique-résineux avec une profondeur amère et légèrement médicinale. L’huile de myrrhe sent la fumée d’un ancien temple filtrée à travers du miel – sombre, douce-amère, profondément résineuse.
Chaud, balsamique-résineux, doux-amer. Une qualité particulière sombre et miellée avec une pointe amère-médicinale. Plus amer que le benjoin, moins citronné que l’encens, plus chaud que l’élémi. Le caractère furanoïde confère à la myrrhe une qualité légèrement fumée, presque caoutchouteuse. Sur papier buvard, le caractère doux-amer s’intensifie au fil des heures.
Évolution dans le temps
Immédiatement
Immédiatement
Ouverture chaude, résineuse, douce-amère. Sombre et balsamique.
Après quelques heures
Après quelques heures
Le cœur doux-amer s'approfondit. Facette fumée-médicinale. Chaleur mielée.
Après quelques jours
Après quelques jours
Fond persistant sombre et balsamique. Résidu doux-amer. Excellente tenue.
L'Histoire
Huile essentielle distillée à la vapeur à partir de la résine gommeuse de Commiphora myrrha (et espèces apparentées), arbres originaires de la Corne de l’Afrique et de la péninsule Arabique. L’huile est ambrée à brun foncé avec un arôme complexe, balsamique et résineux.
Le parfum est chaud, doux-amer et nettement résineux. La myrrhe possède une qualité particulière — à la fois douce et amère, chaude et légèrement médicinale — que ne fournit aucun autre matériau résineux. Les composés aromatiques clés incluent le furanoeudesma-1,3-diène (la molécule caractéristique de la myrrhe), le lindestrène et le curzérène. Ces sesquiterpènes furanoïdes confèrent à la myrrhe son caractère unique doux-amer, presque fumé.
La myrrhe est utilisée dans l’encens, la médecine et la parfumerie depuis plus de 4 000 ans. Elle faisait partie des cadeaux des Mages, et les embaumeurs égyptiens anciens l’utilisaient abondamment. Dans l’usage contemporain, la myrrhe apporte une profondeur sombre et balsamique avec une pointe amère qui la distingue des résines plus sucrées comme le benjoin.
Le nom de Myrrhe vient de l'arabe « murr » (amer). Dans l’Égypte ancienne, la myrrhe était si appréciée qu’elle valait littéralement son pesant d’or – les relevés de prix du règne de Ramsès III (vers 1186-1155 avant notre ère) montrent que la myrrhe et l’or s’échangeaient à peu près à la même valeur en poids.
Extraction & Chimie
Méthode d'extraction : Distillation à la vapeur de la gomme-résine. Le rendement est d’environ 3 à 5 % pour la résine. La résine est extraite des arbres Commiphora en pratiquant des incisions dans l'écorce. Production importante en Somalie, en Éthiopie et au Kenya. L’extraction au CO2 permet d’obtenir un profil plus riche et plus complet mais à un coût plus élevé.
Huile de Commiphora myrrha, Extrait de myrrhe, Résine de myrrhe
Propriétés Physiques
Puissance Olfactive
Faible
Apparence
solide jaune à brun rougeâtre foncé
Point Éclair
> 200,00 °F. TCC ( > 93,33 °C. )
Densité
0,98800 à 1,01700 @ 25,00 °C.
Indice de Réfraction
1,51700 à 1,52800 @ 20,00 °C.
En Parfumerie
Note de fond dans les compositions d'encens, ambrées et balsamiques. L’huile de myrrhe apporte une profondeur résineuse sombre et douce-amère. Il est au cœur des accords d’encens aux côtés de l’encens et offre une qualité plus sombre et méditative. Dans les compositions ambréeses, l'amertume de la myrrhe contrebalance la douceur excessive. Fonctionne avec l'encens, le labdanum, le benjoin et le oud. Un fixateur puissant avec une excellente ténacité.