Petitgrain
| Catégorie | AGRUMES |
| Sous-catégorie | agrume · frais · vert |
| Origine | |
| Volatilité | Top-Cœur |
| Botanique | Citrus aurantium |
| Apparence | liquide clair incolore |
| Puissance | Moyen |
| Pays producteurs | France, Italie, Maroc, Paraguay |
| Pyramide | Haut |
Amer, vert, boisé-sec — l’odeur de casser un petit rameau d’oranger amer en plein soleil. Ce n’est pas un parfum fruité. C’est la feuille, l’écorce et la sève : l’ossature austère et structurante sous la douceur du néroli.
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Terroir & Origines
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L'Histoire
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Extraction & Chimie
Méthode d'extraction : Distillation à la vapeur des feuilles et des jeunes rameaux de Citrus aurantium var. amara (orange amère). Rendement : 0,2–0,4 % (environ 3–3,5 kg d’huile par tonne de feuillage). Initialement distillé à partir des petits fruits verts — d’où le nom « petitgrain » — mais la distillation des feuilles a remplacé cette pratique au milieu du XIXe siècle. Au Paraguay, les petits exploitants chargent 200 à 800 kg de feuillage dans des alambics en cuivre et distillent pendant environ 3,5 heures. L’huile est collectée par les agriculteurs eux-mêmes et vendue à des collecteurs locaux (acopiadores) qui regroupent et exportent. Point d’éclair : 66–77 °C. Densité : 0,878–0,899 à 25 °C.
↑ Voir Terroir & Origines pour les méthodes par origine.
| Formule Moléculaire | Mélange complexe : acétate de linalyle (C₁₂H₂₀O₂, 40–55 %), linalol (C₁₀H₁₈O), α-terpinéol (C₁₀H₁₈O) |
| Numéro CAS | 8014-17-3 |
| Nom Botanique | Citrus aurantium |
| Statut IFRA | Aucune restriction connue |
| Synonymes | HUILE DE FEUILLE D'ORANGE AMÈRE · HUILE DE PETITGRAIN |
| Propriétés Physiques | |
| Puissance Olfactive | Moyen |
| Tenue (Substantivité) | 20 heures à 100 % |
| Apparence | liquide clair incolore |
| Point Éclair | 171,00 °F. TCC (77,22 °C.) |
| Densité | 0,88900 à 0,89900 @ 25,00 °C. |
| Indice de Réfraction | 1,45400 à 1,46000 @ 20,00 °C. |
En Parfumerie
Le petitgrain bigarade fonctionne comme un pont de la tête au cœur — l’un des rares matériaux de la famille des agrumes à posséder une véritable ténacité dans le registre moyen. Sa teneur en acétate de linalyle de 47 à 58 % lui confère une substantivité de 20 à 28 heures à pleine concentration, contre 2 à 4 heures pour l’huile de bergamote ou de zeste de citron exprimée. Cela le rend structurellement indispensable dans les eaux de Cologne, où il empêche la composition de s’effondrer après l’évaporation rapide des agrumes volatils. C’est l’un des sept ingrédients inchangés dans la formule originale de la Cologne 4711 (1792). Au-delà de la Cologne, le petitgrain est structurel dans les fougères (faisant le lien entre la lavande et la coumarine), les chypres (reliant la tête bergamote à la base mousse de chêne) et les compositions aromatiques-boisées. Parce qu’il est distillé à la vapeur plutôt que pressé à froid, il contient des niveaux négligeables de furocoumarines — ce qui le rend fonctionnellement non phototoxique, contrairement aux huiles d’agrumes exprimées restreintes par la norme IFRA 089.