NATURELS ET SYNTHÉTIQUES, POPULAIRES ET INSOLITES / sucré · fumé · boisé
Pneus
Catégorie
NATURELS ET SYNTHÉTIQUES, POPULAIRES ET INSOLITES
Sous-catégorie
sucré · fumé · boisé
Origine
Volatilité
Note de Fond
Botanique
N/A (accord industriel)
Apparence
N/A — accord fantaisie (conceptuel)
Puissance
Moyen
Pays producteurs
N/A (accord)
Pyramide
Base
Caoutchouc vulcanisé à chaud, noir de carbone et chaleur de friction. La note du pneu en parfumerie est industrielle-animale : l’odeur de la route, pas celle du garage.
Chaud, âcre et sombre – du caoutchouc vulcanisé chauffé par friction contre l’asphalte. Un côté sulfureux le distingue des notes de caoutchouc plus propres. Des notes fumées et phénoliques en dessous, avec le caractère minéral sombre du noir de carbone. Il n'est pas destiné à être un parfum autonome : dans les compositions, il apporte une matérialité industrielle brute, une odeur de vitesse et de friction rendue portable.
Évolution dans le temps
Immédiatement
Immédiatement
Caoutchouc chaud — sulfuré, âcre, avec une pointe sombre de carbone-minéral et une chaleur de friction
Après quelques heures
Après quelques heures
L’intensité du caoutchouc s’adoucit, un sous-ton fumé-phénolique apparaît, une chaleur sombre
Après quelques jours
Après quelques jours
Résidu chaud, sombre, légèrement caoutchouteux et fumé — asphalte après une course
L'Histoire
La note de pneu en parfumerie capture l'odeur spécifique du caoutchouc chauffé par friction contre l'asphalte — le caractère vulcanisé à chaud, noir de carbone, légèrement sulfuré qui définit la voie des stands, le circuit, l'autoroute en août. Ce n'est pas le caoutchouc propre d'une gomme neuve ni le latex doux d'un gant. C'est du caoutchouc sous tension : chauffé, usé, oxydé.
L'odeur des pneus provient de la chimie de la vulcanisation : caoutchouc naturel (polyisoprène) réticulé avec du soufre à haute température, mélangé à du noir de carbone comme charge et divers produits chimiques de traitement. Plus de 200 composés volatils sont libérés, avec le benzothiazole et diverses molécules sulfurées comme odorants dominants.
En parfumerie, l'accord reproduit cette chimie en utilisant des molécules sûres : des traces de composés sulfurés pour la morsure caoutchouteuse, du guaiacol et des matériaux phénoliques fumés pour le caractère de friction brûlée, et des notes de fond sombres, proches du goudron, pour la profondeur du noir de carbone. La note existe à l'extrême limite du portabilité — elle apparaît dans des compositions conceptuelles, à thème automobile, et délibérément provocantes.
L'odeur particulière des pneus neufs provient de plus de 200 composés organiques volatils libérés lors du processus de vulcanisation — le chauffage du caoutchouc naturel avec du soufre, inventé par Charles Goodyear en 1839. Les odorants dominants sont le benzothiazole (doux-caoutchouteux), le disulfure de carbone (éthéré-caoutchouteux) et divers composés soufrés. Le noir de carbone, qui constitue 25 à 30 % du poids d'un pneu, apporte la note de fond sombre, légèrement fumée et minérale.
Extraction & Chimie
Méthode d'extraction : N/A – accord entièrement composé. Aucun extrait de pneu n’est utilisé en parfumerie. L’odeur des pneus chauds provient principalement du caoutchouc vulcanisé (polyisoprène réticulé au soufre), du noir de carbone et de divers accélérateurs chimiques – dont aucun n’est un ingrédient de parfumerie. L'accord se rapproche du parfum en utilisant des molécules aromatiques sûres.
Formule Moléculaire
N/A (accord complexe caoutchouc/pétrole)
Numéro CAS
N/A (accord industriel)
Nom Botanique
N/A (accord industriel)
Statut IFRA
Aucune restriction connue
Propriétés Physiques
Puissance Olfactive
Moyen
Tenue (Substantivité)
N/A — varie selon la formulation
Apparence
N/A — accord fantaisie (conceptuel)
En Parfumerie
Les pneus sont une note conceptuelle de la parfumerie industrielle et d'avant-garde, évoquant l'odeur spécifique du caoutchouc vulcanisé à chaud, distincte du caoutchouc général, du latex ou des balles de tennis neuves. L'accord est construit à partir de molécules sulfureuses et caoutchouteuses (traces de sulfure de diméthyle ou de pyrazines pour le caractère caoutchouc vulcanisé), de matières fumées et phénoliques (gaïacol, traces de goudron de bouleau) et de notes de fond chaudes-foncées (obscurité de type carbone, matières adjacentes au goudron). La note représente l’extrémité la plus extrême du spectre industriel-animal de la parfumerie : elle est moins portable que le cuir ou la fumée, mais dans les compositions conceptuelles, elle apporte une matérialité brute et sans compromis. Il apparaît dans des parfums avant-gardistes, conceptuels et sur le thème de l'automobile.