N/A — synthétique (également présent naturellement dans l’anis, le fenouil)
Apparence
Liquide incolore à jaune pâle avec une forte odeur d’anis
Puissance
Moyen
Pays producteurs
Chine, Inde, Allemagne
Pyramide
Cœur
Doux, poudré, incontestablement anisé. Sent les graines de fenouil écrasées laissées sur une pierre chaude – adjacentes à la réglisse mais plus légères, avec une floraison semblable à l'aubépine en dessous.
S'ouvre sur une douceur anisée-réglisse vive et nette. En quelques minutes, un caractère floral poudré émerge – plus proche de l’aubépine ou du mimosa que de n’importe quel fruit. Plus sec que la vanilline, moins vert que l'estragole. Sur buvard, le fond tardif est légèrement balsamique, presque comme du lait d'amande chaud.
Évolution dans le temps
Immédiatement
Immédiatement
Douceur brillante d’anis et de réglisse avec une envolée poudrée immédiate.
Chaleur balsamique légère, sous-ton propre de lait d’amande. Finale discrète.
L'Histoire
4-Méthoxybenzaldéhyde. CAS 123-11-5. Un aldéhyde aromatique simple qui se trouve naturellement dans les graines d’anis, le fenouil et l’anis étoilé, mais qui est produit synthétiquement pour l’usage en parfumerie. L’odeur est immédiatement reconnaissable : douce, distinctement anisée, avec une qualité florale poudrée similaire à celle de l’aubépine et du mimosa.
La molécule se situe à l’intersection du sucré et du floral. Plus sèche que l’alcool anisylique, moins verte que l’estragole, moins médicinale que l’anéthole à haute concentration. Elle se perçoit comme un modificateur poudré et sucré plutôt qu’une note autonome — le type de matière qui adoucit les contours et ajoute une douceur florale sucrée sans devenir écœurante.
En pratique, l’anisaldéhyde fait le lien entre gourmandise, douceur et compositions florales blanches. Il renforce les accords mimosa, soutient les reconstructions d’héliotrope, et contribue à la qualité poudrée dans certaines bases de violette. Masse moléculaire 136,15 ; point d’ébullition autour de 248°C. La substantivité est modérée — environ 44 heures à pleine concentration — ce qui le place fermement dans la zone cœur.
L'anisaldéhyde est l'une des principales molécules responsables du parfum caractéristique des fleurs d'aubépine (Crataegus), qui sont pollinisées par les mouches plutôt que par les abeilles - l'odeur douce-anisique imite la pourriture au niveau moléculaire pour attirer les insectes charognards.
Extraction & Chimie
Méthode d'extraction : Principalement produit par oxydation de l'anéthole ou par formylation Friedel-Crafts de l'anisole. Également disponible à partir d’huile d’anis naturelle, mais les volumes commerciaux sont synthétiques. La synthèse est simple et la molécule est peu coûteuse par rapport à la plupart des aldéhydes aromatiques.
Formule Moléculaire
C8H8O2
Numéro CAS
123-11-5
Nom Botanique
N/A — synthétique (également présent naturellement dans l’anis, le fenouil)
Statut IFRA
Aucune restriction connue
Synonymes
P-ANISALDÉHYDE · 4-MÉTHOXYBENZALDÉHYDE
Propriétés Physiques
Puissance Olfactive
Moyen
Tenue (Substantivité)
44 heures à 100 %
Apparence
Liquide incolore à jaune pâle avec une forte odeur d’anis
Point d'Ébullition
248,00 à 249,00 °C @ 760,00 mm Hg
Point Éclair
228,00 °F. TCC (108,89 °C)
Densité
1,11900 à 1,12600 @ 25,00 °C.
Indice de Réfraction
1,57000 à 1,57400 @ 20,00 °C.
Point de Fusion
-1,00 °C @ 760,00 mm Hg
En Parfumerie
Modificateur de cœur et mélangeur poudré-sucré. L’anisaldéhyde fonctionne principalement comme un pont entre les accords floraux et gourmands. Il renforce les reconstitutions de mimosa, ajoute une profondeur poudrée aux bases d’héliotrope et d’aubépine, et peut adoucir les compositions aldéhydées tranchantes. Dans les cadres ambrés, il apporte une qualité anisée perçue comme chaude plutôt que médicinale. La ténacité modérée de la molécule en fait un contributeur fiable de la note de cœur sans dominer le sillage final. Il s’associe fonctionnellement avec l’hydroxycitronellal, l’héliotrope et la coumarine dans des bases poudrées-florales.