Cétone de framboise en parfumerie | Première Peau
| Catégorie | FRUITS, LÉGUMES ET NOIX |
| Sous-catégorie | fruité · sucré · frais |
| Origine | |
| Volatilité | Note de cœur |
| Botanique | Rubus idaeus |
| Apparence | Solide cristallin blanc (aiguilles ou granulés), point de fusion 82–85°C |
| Puissance | Moyen à fort |
| Pays producteurs | Asie, Europe |
| Pyramide | Cœur |
Cristaux blancs qui sentent la framboise écrasée et réduite en poudre. Vif, acidulé et sucré aux baies en surface — puis une chaleur proche de la violette en dessous, plus proche de l’iris que de la confiture. La molécule qui fait que la framboise sent la framboise, pas la fraise.
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Extraction & Chimie
Méthode d'extraction : Aucune extraction naturelle n’est commercialement viable. Le fruit de Rubus idaeus contient environ 1 à 4 mg de cétone de framboise par kilogramme — extraire un kilogramme du composé pur nécessiterait de traiter entre 250 000 et 1 000 000 kg de fruits. Toute la cétone de framboise utilisée en parfumerie et en arômes est synthétique. La synthèse industrielle standard est un procédé en deux étapes : la condensation aldolique croisée du 4-hydroxybenzaldéhyde avec l’acétone produit l’intermédiaire 4-(4-hydroxyphényl)-3-buten-2-one (p-hydroxybenzalacétone), qui est ensuite hydrogéné catalytiquement — généralement sur un catalyseur de palladium, nickel ou rhodium — pour obtenir la cétone de framboise. Énergie d’activation : 18,48 kcal/mol pour l’étape de condensation, 14,19 kcal/mol pour l’hydrogénation. Le composé pur cristallise sous forme d’aiguilles blanches à partir d’éthanol ou d’eau. Il est soluble dans l’éthanol et l’éther diéthylique, peu soluble dans l’eau (environ 2,5 mg/mL à température ambiante), et insoluble dans l’huile.
| Formule Moléculaire | Mélange complexe — composé aromatique clé : cétone de framboise (C₁₀H₁₂O₂) |
| Numéro CAS | 84929-76-0 |
| Nom Botanique | Rubus idaeus |
| Statut IFRA | Aucune restriction connue |
| Synonymes | Rubus, framboise rouge |
| Propriétés Physiques | |
| Puissance Olfactive | Moyen à fort |
| Apparence | Solide cristallin blanc (aiguilles ou granulés), point de fusion 82–85°C |
En Parfumerie
La cétone de framboise agit comme une note de cœur avec la ténacité d’une note de fond — ce qui est inhabituel pour une matière fruitée. Son double caractère (fruité-acidulé en tête, poudré-floral en fond) en fait une molécule de liaison entre les accords fruités et floraux. Niveaux d’utilisation typiques : 0,05–0,50 % en parfumerie fine, 0,02–0,30 % en soins corporels. Toujours diluée à 10 % dans du DPG avant le mélange — les cristaux purs sont trop puissants pour être pesés directement à l’échelle de la formule. La facette poudrée-violette signifie que la cétone de framboise s’intègre naturellement avec les ionones, les matières d’iris et les absolus de feuille de violette. Dans les compositions gourmandes, elle apporte une acidité qui contrebalance la douceur excessive de la vanilline ou de l’éthyl maltol. Dans les structures fruitées-florales, elle ancre l’accord fruité au milieu de la formule au lieu de le laisser s’évaporer. Dérivés clés : l’acétone anisylée (éther méthylique de la cétone de framboise, CAS 104-20-1) offre une framboise plus chaude, plus balsamique, avec une substantivité accrue. L’acétate de cétone de framboise (CAS 3572-06-3) propose une variante plus légère, plus proche d’un ester. Les facettes cristallines-roses et litchi de Rose Monotone (/products/rose-monotone-crystalline-lychee-perfume) se situent dans un registre où un accord de cétone de framboise pourrait fonctionner comme un satellite fruité-poudré.
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